Zoom de Gilles Granouillet

de Gilles Granouillet
jeudi 6 mars 2014
par  Alain Daffos

Mise en scène et scénographie Alain Daffos

Avec Muriel Benazeraf

Décor et costume Alain Daffos
Création lumière Didier Glibert
Assistant à la mise en scène Jean Stéphane
Collaboration artistique Valérie Teste et Gilles Gunca
Production Cie La Part Manquante

Partenaires Conseil Régional Midi-Pyrénées, Conseil Départemental de La Haute-Garonne, Mairie de Toulouse.
Résidence de création Espace Roguet Saint-Cyprien, Centre Culturel de Ramonville

LE SPECTACLE EST SOUTENU PAR LE RECTORAT DE L’ACADEMIE DE TOULOUSE

LE SPECTACLE BENEFICIE DE L’AIDE A LA DIFFUSION DU CONSEIL REGIONAL MIDI-PYRENNEES

Tout public à partir de 14 ans

Une salle de classe. Une femme prend la parole pendant une réunion de parents d’élèves. Elle, c’est la mère de Burt, celle que l’on a pas vue depuis des années, celle que l’on aurait sans doute préféré ne pas revoir. Son fils n’est plus dans l’établissement pourtant elle s’est invitée.
Le professeur principal est en retard. Elle se lève et parle. Elle se raconte. Raconte qu’à dix huit ans elle s’est retrouvée fille-mère, explique comment son homme l’a largué, puis les services sociaux, sa solitude, sa vie galère et celle de son fils, enfin, l’urgence de le sortir de là et par le haut : Petit Burt a été conçu dans une salle de cinéma, pendant une séance de Tant qu’il y aura des hommes, il sera donc une star comme son patronyme, Burt Lancaster. Commence alors la course effrénée des castings, des auditions, des humiliations, des absences répétées de l’enfant au collège, qui court les rendez-vous au risque d’être déscolarisé. Au bout du rêve d’Hollywood le miracle : Burt est convoqué à un casting. Série noire pour la mère de Burt. Elle frappe le rival, autre jeune prétendant au rôle. Condamnée à quatre ans de prisons, elle reçoit pendant son incarcération des cassettes de musiques enregistrées. Burt a appris le violoncelle pour Maman. Il lui envoie ses meilleurs morceaux.
Ce jour là, dans cette salle de classe, elle témoigne, vient demander pardon, expliquer comment Burt a tout fait pour rompre à jamais son destin de raté.

Parce que notre vie commence toujours avant qu’on arrive. Notre vie à tous est déjà partie et nous, on n’est pas encore là.
C’est comme au ciné quand tu as raté le début, tu passes tout le film a essayer de comprendre ce qui s’est passé avant que tu y sois, des fois, tu passes tout le film à essayer de comprendre pourquoi tu n’y comprends rien et ça t’énerve, voilà pourquoi il est énervé le petit Burt, parce que c’est vrai, il est énervé Burt, je suis sa mère et j’ai pas honte de le dire, Burt, c’était un petit énervé, et quand il a poussé c’est devenu un grand énervé, qui cogne, qui cogne, que mes bras m’en coupent si je mens, mais ça pourrait bien venir de ce qui s’est passé au début de son film à lui, parce que dès le début , son film était raté, et quand je dis ça, je ne dis pas que des mots, parce que mon Burt il vient tout droit d’un film, si je voulais faire la maligne je dirais qu’il vient d’Hollywood, parce que Bernard, je le connaissais à peine Bernard, on ne s’était même pas embrassé et un jour il me dit, Bernard : Tant qu’il y aura des hommes, ça te dit ? Ça te dit samedi ? / Samedi ? Samedi, ça le fait, je lui dis, mais c’est quoi comme film ? / Film d’amour, il me fait avec ses yeux, Bernard, il avait les yeux bleus, c’est Hollywood ! Moi j’aimais bien le titre Tant qu’il y aura des hommes, ça sonne Tant qu’il y aura des hommes, c’est parti pour samedi.il était bien ce Bernard, beau, chauffeur livreur ! Il avait son camion. (…) Est-ce que tu m’aimes, Bernard ? Il n’a pas eu le temps de répondre, la salle a plongé dans le noir, le film je m’en souviens très peu mais une fois la lumière revenue j’étais enceinte.

Zoom, extrait


Un texte acéré qui vise juste, une comédienne formidable, seule pour ce monologue que l’on prend en pleine figure, et une mise en scène in situ aussi discrète que précise, voilà qui donne à ce spectacle poignant de sincérité ce goût subtil de punch, d’audace et d’authenticité.

Jean Dessorty, Blog

Chère Comédienne, je tenais à vous dire que votre représentation m’a plu. J’ai trouvé que vous aviez un bon jeu dans les expressions du visage autant que dans le regard. Surtout que jouer pendant si longtemps doit être dur (...) L’histoire était bien. Elle correspondait bien à votre âge, et votre entrée en scène était très intrigante et originale...

Buayla, élève de 4ème E Collège Ubertine Auclert - Toulouse -

Ce qui m’a touchée, c’est l’histoire qui est celle de beaucoup de jeunes filles d’aujourd’hui. L’histoire d’une fille d’un milieu très modeste qui se retrouve mère.

Océane, élève de 4ème Collège Kervallon - Marcillac -

Je trouve que l’histoire est profonde car on rit et on pleure en même temps. On rit de thèmes qui ne sont pas drôles : la pauvreté, le désarroi, la solitude, les inégalités.

Laurine élève de 4ème Collège Kervallon - Marcillac -

Une histoire à la fois amusante, bouleversante et profonde. Une histoire qui évoque la résilience. La comédienne transmet ses sentiments à son public. Elle nous implique dans l’histoire.

Axel élève de 4ème Collège Kervallon - Marcillac -

J’ai trouvé l’actrice très bien dans son personnage. j’ai été captivé par l’histoire. Je ne me sentais plus spectatrice dans un théâtre mais devant une personne, une maman qui avait besoin de parler, de dire ce qu’elle avait sur le cœur

Anaïs Classe de BTS Économie Sociale et Familiale Institut Limayrac - Toulouse -

Cette pièce est bouleversante du fait de son texte fort et du jeu de l’actrice parfait. Elle a su nous provoquer des émotions et des sentiments sur un sujet pourtant difficile. un sujet théâtralisé montrant la vie d’une femme en souffrance. (...) l’actrice arrive à nous montrer ce qu’il ne faut pas faire : diriger les autrs pour satisfaire ses propres besoins. En plus de cette leçon de vie, on peut voir qu’une personne, victime de préjugés, subissant les stéréotypes, peut , avec persistance et volonté être capable de réussir.

Bastien Classe de BTS Économie Sociale et Familiale Institut Limayrac - Toulouse -

Galerie photos


Visionner

Interview de l’auteur


interview de l’auteur

Extrait vidéo


Visionner un extrait du spectacle sur Youtube. Durée : 9.23 minutes

Revue de presse


PDF - 39.5 ko
Blog de Jean Dessorty du 28 mars 2014
PDF - 1.4 Mo
Centre presse 4 avril 2014
PDF - 70.5 ko
Blog Le clou dans la planche 26 mars 2015
PDF - 6.9 Mo
article presse Le brigadier mai 2015
PDF - 1.7 Mo
Article presse Intramuros février 2016

Date de création

14 février 2014 Espace Roguet Toulouse
Partenariat : Conseil Général de La Haute Garonne

Précédentes tournées


- Marcillac Collège Kervallon (12)
- Onet le Chateau Collège des Glycines (12)
- Espalion Collège Louis Denayrouze (12)
- Baraqueville Collège Albert Camus (12)
- Naucelle Collège St Martin (12)
- Mazamet Espace La Goutine (81)
- Saint Amans Soult Le tortill’Art (81)
- Labruguière Le Rond Point (81)
- Toulouse Collège Maurice Becanne (31)
- Toulouse Espace Culturel de Saint Simon (31)
- Auch Lycée Pardailhan (32)
- Toulouse Théâtre du Grand Rond (31)
- Saint Etienne Théâtre Le Verso (42)
- Arbas Festival des Voisins (31)
- Toulouse Collège Toulouse-Lautrec (31)
- Toulouse Théâtre du Pavé (31)
- L’Isle Jourdain Lycée Joseph Saverne (32)
- Saint Girons Lycée du Couseran (09)
- Toulouse Espace Bonnefoy (31)
- Toulouse Espace Saint-Cyprien Festival Coup de Chapeau 2016 (31)
- Ax-Les-Thermes Casino Théâtre(09)

- Villeneuve de Marsan Centre Culturel (40)
- Toulouse Théâtre du Chien Blanc (31)

- Toulouse Lycée Sainte-Marie de Nevers (31)
-  Prémian Le Fil des Arts (34)


Navigation

Articles de la rubrique

Agenda

<<

2018

 

<<

Janvier

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930311234
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois